Signature convention
 
 
 
 
 
 
Montage Mouche 2007
 



Site optimisé pour une résolution de 1024 x 768
     

 




Cette étude est devenue une nécessité pour le monde de la pêche, aussi bien pour la gestion à pratiquer que pour la promotion d’une pêche de qualité. La Fédération de Pêche de l'Ardèche a donc lancé en 2006 une étude départementale sur la génétique des truites.

POURQUOI CETTE DÉCISION ?

Pour répondre à cette question, il est nécessaire de bien comprendre les notions scientifiques de base sur les truites, mais aussi le contexte départemental, qui sont présentés ci-après sous forme synthétique.

LES IDÉES DE BASE

Dans la nature, il y a truites fario et truites fario !

Les truites fario de souche atlantique, sur le bassin de la Loire, et les truites fario de souche méditerranéenne, sur le bassin du Rhône. Dans la nature, les deux souches ne se côtoient pas.
     


Truite de souche atlantique
(photo Jean-Marc Lascaux)


Truite de souche méditerranéenne
(photo Jean-Marc Lascaux)


En élevage, il y a mélange ... forcément !

Sur ces photos, on remarque que les robes des poissons sont très nettement différentes.
La truite méditerranéenne possède toujours un pourcentage de gènes de la souche atlantique.
La truite atlantique est apte à l'élevage. L’élévage sélectionne des sujets adaptés aux conditions de vie dans une pisciculture. Le caractère naturel du poisson est perdu (croisement et sélection).

Ce qui se passe quand il y a déversements
Les poissons déversés sont toujours de qualité inférieure à ceux natifs de la rivière. On introduit, en quelque sorte, une pollution que l’on peut qualifier de "pollution génétique". De plus, les poissons déversés peuvent s'hybrider avec les truites autochtones.
Les poissons autochtones sont d'une qualité inestimable, puisque impossibles à élever en pisciculture et mieux adaptés aux conditions du milieu.

Et les milieux où les déversements ont lieu ?
Ils peuvent ne pas permettre le cycle de vie complet de la truite (pollutions, absence de frayères, étiages) : dans ce cas, des déversements sont pratiqués,
Ils peuvent être aptes au cycle de vie complet de la truite : dans ce cas, les déversements sont inutiles et dangereux.


En conclusion sur ce thème, il est donc possible de dire qu'il faut pratiquer deux gestions différentes pour deux milieux différents. Cependant ces milieux n’étant pas cloisonnés, il est nécessaire de faire très attention aux possibilités de transferts des populations d’un milieu à l’autre, avec à nouveau des risques de pollution génétique. Il faut travailler sur le milieu pour avoir du poisson.

LE CAS DU DÉPARTEMENT DE L'ARDÈCHE

Dans notre département, il y a deux bassins : celui de la Loire et celui du Rhône.
Dans le passé, il y a eu des déversements massifs réalisés de manière empirique. Depuis la mise en place du Plan Départemental de Protection du milieu aquatique et de Gestion piscicole (P.D.P.G.) en 2000, une amélioration des connaissances des secteurs sur la base de données scientifiques a permis d’adapter différents modes de gestion. La majorité des secteurs sont de bonne qualité, pour lesquels la gestion patrimoniale est une nécessité. Elle privilégie le poisson de souche, car c'est toujours le mieux adapté aux conditions naturelles.

Malgré cette bonne connaissance, il a été nécessaire de lancer une étude génétique dont les objectifs sont les suivants :
. Repérer et identifier les populations natives restantes,
. Déterminer les impacts des déversements (passés ou actuels) et les taux d'hybridation,
. Définir les pistes de gestion adaptées et en particulier se poser la question de l'intérêt des alevinages,
. Disposer de données permettant la promotion d'une pêche de qualité sur le département.

Pour ce dernier point, il faut préciser qu’un pêcheur recherche la plupart du temps des truites sauvages et sera donc prêt à venir pêcher en Ardèche si, et seulement si, il a la certitude que les poissons des rivières ne sont pas les mêmes que ceux de la pisciculture qu’il a à côté de chez lui.

LE CONTENU DE L'ÉTUDE

Trente truites sont prélevées au hasard, sur chaque station. Elles seront ensuite remises à l'eau. Un prélèvement de la nageoire caudale (qui se régénère très vite) est réalisé, ainsi que des photos de chaque poisson (pour la robe). Ces analyses qualitatives sont mises en parallèle avec les histogrammes de populations qui sont réalisés classiquement pour chaque station suivie. Le laboratoire de biologie moléculaire de Montpellier effectue les analyses de l’ADN des poissons.

Cette étude a lieu en 2006 sur dix sept stations, sur les rivières :
. Ay, Cance,
. Doux, Sumène,
. Eyrieux, Dorne, Eysse, Auzène, Glueyre,
. Ardèche amont, Bezorgues, Borne, Beaume, Lignon,
. Loire amont, Gage,
. Liauron.

Le financement est réalisé pour moitié en autofinancement fédéral (avec sans doute une participation des associations de pêche locales). Le restant est financé par le fond UNPF/EDF.

LES RÉSULTATS

Le rapport final est paru le 20 novembre 2006. Vous pouvez le consulter en ligne en cliquant sur le lien ci-dessous.

Nota : Vous devez disposer du logiciel Adobe Acrobat Reader installé sur votre micro-ordinateur.
Si ce n'est pas le cas, vous pouvez le télécharger gratuitement en cliquant sur le logo ci-dessous.

 

Contact   |   Mentions légales   |   GFCOM